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  • Communiqué – 8 mars 2026

    Depuis deux ans et demi, les Palestinien·ne·s de Gaza subissent un génocide : bombardements massifs contre les habitations, les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugié·e·s ; famines organisées par le blocus de l’eau, de la nourriture et des médicaments ; déplacements forcés de populations ; meurtres de dizaines de milliers de civil·e·s. Une entreprise de colonisation accélérée se tient également en Cisjordanie occupée et sur la bande de Gaza, où l’extermination des habitant·e·s est au service d’un projet colonial qui a débuté avant même la fondation d’Israël. Ces violences s’accompagnent de l’assassinat des journalistes, dans des proportions sans précédent, afin de limiter l’accès à l’information, qui pourtant nous parvient grâce au courage des populations civiles et au soutien de milliers de personnes qui luttent en Palestine ou depuis l’étranger.

    Le 7 octobre 2023, des centaines de personnes en Israël ont été tuées par des groupes armés palestiniens, d’autres blessées, enlevées ou traumatisées. Des enquêtes internationales rapportent aussi des violences sexuelles graves : viols, agressions en réunion, mutilations, violences envers des otages. Ces actes d’une violence extrême ont laissé des survivant·e·s aux corps meurtris, aux traumatismes durables, aux familles brisées, et ont eu des répercussions y compris dans les communautés juives du monde entier à qui nous exprimons toute notre solidarité.

    Mais les choses n’ont pas commencé le 7 octobre 2023 : elles s’inscrivent dans une histoire longue de colonisation, de dépossession et d’oppression du peuple palestinien. 

    Nous savons aussi qu’Israël, dans une entreprise à peine dissimulée de pinkwashing et de fémonationalisme, utilise constamment le prétexte de la défense des droits des femmes et LGBTQIA+ pour masquer l’oppression et les crimes commis contre les Palestinien·ne·s – comme s’il n’y avait pas, parmi les dizaines de milliers de personnes massacrées et les centaines de milliers de personnes profondément traumatisées, de nombreuses personnes trans, queer, intersexes. 

    Nous refusons que nos existences soient instrumentalisées pour justifier ou enjoliver un génocide.

    Notre solidarité va donc également aux Palestinien·ne·s et Israélien·ne·s qui subissent la violence, aux familles détruites, aux survivant·e·s. 

    De notre position nous n’avons pas la prétention d’avoir des solutions à long terme à proposer, mais il nous semble qu’aucune résolution n’est possible sans la reconnaissance par tous les acteurs qu’Israël est un État colonial, et surtout par les États occidentaux qui portent une lourde responsabilité historique dans cette situation, au premier rang desquels se trouve notamment la France.

    Nous rappelons donc la responsabilité majeure de l’état français à cesser la vente criminelle d’armes à Israël et intervenir pour briser le blocus illégal de Gaza, imposer un embargo et des sanctions, mettre fin au génocide et à la colonisation, protéger les activistes humanitaires et toustes les habitant·e·s.

    Seule une décolonisation réelle ouvrira la voie à une paix juste et durable.

    Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de rejoindre le mouvement international Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS). Nous adhérons à la charte présentée ici Charte de la Campagne BDS France et, en tant que structure, adoptons sans réserve les engagements qui y figurent.

    En ce 8 mars 2026, nous appelons nos allié·e·s, et particulièrement les associations féministes, LGBT+, queer et trans, à se former, à rejoindre également le mouvement BDS et les manifestations en soutien au peuple palestinien, et à refuser les divisions et les récupérations. 

    Nous appelons dors et déjà à rejoindre la manifestation contre le racisme, les fascistes et les violences d’État le samedi 14 mars au départ de François Verdier.

    Clar-T – 3 mars 2026

  • Communauté (de) blessée(s)

    Le texte qui suit est la version longue d’une intervention prononcée le 18 janvier 2024 à Paris dans le cadre de la conférence « Prendre soin des LGBTI+ » organisée à la MSH Paris Nord par l’équipe de recherche de l’étude Services de santé auprès des minorités LGBTI+ (SESAM-LGBTI+) les 18 et 19 janvier 2024. Elle a été écrite et délivrée au nom de Clar-T par Axiel Éris Cazeneuve au sein de l’atelier intitulé « Le travail de ciels qui prennent soin ». Les illustrations ont été réalisées par Camille.
    Typos : Dream Orphans (pun intended), Ubuntu Condensed, Sans Mateo.


    Communauté (de) blessée(s) : penser le soin à l’aune des relations sociales

    BLESSÉ·E·S

    BLESSANT·E·S

    LE PARADOXE DU « SAFE »

    PENSER L’ACCESSIBILITÉ

    UNE JUSTICE TRANSFORMATRICE

    PAR-DELÀ LE SAFE

    PRENDRE SOIN, ENFIN


    Références